Allongée dans mon grand lit, je contemplais avec nostalgie toutes ces photos accrochées sur mon mur, telles une barrière de papier me protégeant de ce qu'il m'attendait au dehors. Ces photographies représentaient, pour la plupart, des personnes auquelles je tenais particulièrement. Ma meilleure amie, Angèle, trônait au-dessus de mon lit, comme si elle veillait toujours sur moi. Pourtant, tous ces gens que j'aimais tant était partis bien loin de moi. Avez-vous déjà vécu une de ces périodes de la vie si difficile, comme celle de la séparation, quand on doit quitter tous ses amis, rencontrés au collège, pour partir au lycée. Souvent, à cet instant, les larmes nous dévisagent et notre coeur est fendu. Tout notre monde se brise, laissant les morceaux de cristal de notre vie d'adolescent se disperser sur le sol, perdus à jamais. C'est actuellement dans cette phase de mon existence que je me trouvais.
Il y a environ deux mois, j'étais assise dans une grande salle, seule contre une multitude de questions, n'ayant pour seule recour que ma mémoire des leçons apprises durant l'année passée. Après être sortie des deux dernières heures épuisantes d'épreuve de mathématiques, Angèle, nos amis et moi nous étions tous retrouvés en ville, où nous avions passé une magnifique après-midi ensoleillée par nos éclats de rire. Puis était venu le temps des "au revoir", des pleurs et de la nostalgie. Nous nous sommes rappellés tous ces bons moments passés ensemble depuis que nous nous connaissions. Depuis quatres ans déjà. Depuis la sixième. Nous avions vécu la plupart des grands moments de notre jeunesse ensemble. Nous nous connaissions mieux les uns que les autres. Nous étions cinq, comme les cinq doigts de la main. Angèle, Mélanie, Maxence, Mickaël et moi, tels les cinq branches d'une étoile. Nous pensions que rien ne pourrait nous séparer. Pourtant, nous avons trouvé plus fort que nous : le destin de la vie. Au dénouement de ces quatres années, nous avons dû nous séparer. Angèle et Maxence sont partis dans un lycée à Aix-En-Provence, tandis que Mélanie avait déménagé à Nice. Quant à Mickaël, il s'envolerait à la rentrée à Toulouse, dans un établissement rénommé. J'étais la seule à rester à Marseille. Le destin avait décidé de nous séparer...
Ce soir, veille de la rentrée scolaire, l'absence de mes meilleurs amis se faisait encore plus pesante. Je m'étais toujours dit que nous serions ensemble pour l'éternité. Seules leurs visages figés sur les murs de ma chambre me tenaient compagnie et me rassuraient. Demain, j'allais refaire une partie de ma vie. Une petite partie de ma vie allait s'écrire à nouveau. Là-bas, au lycée Gustave Eiffel, j'allais rencontré de nouvelles personnes, me refaire une vie sociale. Seulement, mon coeur n'avait pas la tête à ça. Mon coeur souffrait de cette situation. Mon coeur avait soif de soirées inoubliables, entouré de mes meilleurs amis. Mon coeur ne voulait pas tourné la page. Mon coeur ne voulait pas grandir.
C'est la tête envahit des images du passé que je m'endormi cette nuit-là.
Il y a environ deux mois, j'étais assise dans une grande salle, seule contre une multitude de questions, n'ayant pour seule recour que ma mémoire des leçons apprises durant l'année passée. Après être sortie des deux dernières heures épuisantes d'épreuve de mathématiques, Angèle, nos amis et moi nous étions tous retrouvés en ville, où nous avions passé une magnifique après-midi ensoleillée par nos éclats de rire. Puis était venu le temps des "au revoir", des pleurs et de la nostalgie. Nous nous sommes rappellés tous ces bons moments passés ensemble depuis que nous nous connaissions. Depuis quatres ans déjà. Depuis la sixième. Nous avions vécu la plupart des grands moments de notre jeunesse ensemble. Nous nous connaissions mieux les uns que les autres. Nous étions cinq, comme les cinq doigts de la main. Angèle, Mélanie, Maxence, Mickaël et moi, tels les cinq branches d'une étoile. Nous pensions que rien ne pourrait nous séparer. Pourtant, nous avons trouvé plus fort que nous : le destin de la vie. Au dénouement de ces quatres années, nous avons dû nous séparer. Angèle et Maxence sont partis dans un lycée à Aix-En-Provence, tandis que Mélanie avait déménagé à Nice. Quant à Mickaël, il s'envolerait à la rentrée à Toulouse, dans un établissement rénommé. J'étais la seule à rester à Marseille. Le destin avait décidé de nous séparer...
Ce soir, veille de la rentrée scolaire, l'absence de mes meilleurs amis se faisait encore plus pesante. Je m'étais toujours dit que nous serions ensemble pour l'éternité. Seules leurs visages figés sur les murs de ma chambre me tenaient compagnie et me rassuraient. Demain, j'allais refaire une partie de ma vie. Une petite partie de ma vie allait s'écrire à nouveau. Là-bas, au lycée Gustave Eiffel, j'allais rencontré de nouvelles personnes, me refaire une vie sociale. Seulement, mon coeur n'avait pas la tête à ça. Mon coeur souffrait de cette situation. Mon coeur avait soif de soirées inoubliables, entouré de mes meilleurs amis. Mon coeur ne voulait pas tourné la page. Mon coeur ne voulait pas grandir.
C'est la tête envahit des images du passé que je m'endormi cette nuit-là.
